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Les voyageurs au sang d'or

Category: Boutique Kindle,Ebooks Kindle,Littérature sentimentale

Les voyageurs au sang d'or Details

Ils sont Gitans, Tsiganes, Manouches, Romanichels, Sintis, Bohémiens,... Ils sont Roms, ils sont êtres humains. Partis de l'Inde lointaine il y a plus de mille ans, ils n'ont cessé de migrer à travers le temps et l'espace vivant en clans, parfois craints, souvent maltraités au cours de leur longue histoire. Dans son roman Les Voyageurs au sang d'or , Kathy Dauthuille rend un hommage vibrant au peuple Rom. Elle nous fait pénétrer à l'intérieur d'un monde fermé, pourtant synonyme de liberté. Avec une écriture emprunte de poésie et de mystère, elle nous fait entrer en résonance avec la fibre humaine que nous portons tous au fond de nous. Tout au long d’un voyage en compagnie des Fils du Vent , l’eau semble parfois porter les roulottes qui sillonnent la terre en une mélopée toujours renouvelée.

Reviews

J'ai beaucoup apprécié ce roman à l'écriture poétique et j'ai appris énormément sur ce peuple qu'on connait peu ou mal.Voici un extrait qui se passe aux Saintes Maries de la Mer :Par trois fois, ils plongèrent l'objet de leur vénération dans les vagues et par trois fois le ressortirent ruisselant d'eau, plus rayonnant que jamais après le bain lustral, retournant au bain initial qui jadis fit échouer la protégée par prédestination en cette terre des Bouches-du-Rhône.Le soir, se répercutaient sur la plage les sons rythmés ou les longs accords graves des guitares, des violons, des tambourins et des luths.C'était un foyer de musique, de diversités instrumentales, d'expression directe, de modulations, qui prenait le public et l'entraînait dans toute une sorte de chocs, de murmures, de surprise, d'extase.Des groupes s'étaient formés autour de l'église et les jeunes dansaient la rumba gitana en entrant et sortant tour à tour des cercles improvisés.Ainsi roms, manouches et gitans passaient les jours à goûter cette ambiance chaleureuse, à retrouver de vieilles connaissances, à se perdre en palabres, à se nourrir d'amitiés, de gaieté et de danse.Des tziganes entonnaient des arpèges de l'international hymne à la route et ceux qui venaient de Yougoslavie étaient encore empreints de l'atmosphère de fête de la Saint-Georges ; par intervalles, ils interprétaient à l'accordéon, avec de profonds accents mélancoliques, des bribes du chant Ederlezi.L'étamine floconneuse vaoù la conduit le vent,joue l'orgue de barbarie.Ederlezi.Le chant sacré annonce le printempset le fleuve millénaireporte les torches en veilleuses.Au bord du Gange inversé,les cornes sourdes retentissenttandis que monte l'hymneaux forces telluriques.Il n'est ni jour ni nuitquand la brume se déchireEderlezi.? fête rituelleà la poignante nostalgie !Le c?ur des tziganess'ébranle et dériveau son des tambours qui cognentet des clochettes qui tintent.Une même onde de bonheurles enserre et les portequand l'émoi collectifs'empare de leur c?uret résonne dans leur sang...Ederlezi.Les Saintes-Maries étaient une perle jetée dans le monde, un ?den, une halte dans leur course effrénée autour de la terre ; l'îlot sacré où tous accosteraient, l'Atlantide éphémère des gitans, la pierre d'onyx dans les sillons de la terre, le soleil de la mémoire, le sanctuaire de l'oubli, le tombeau des croisades fluctuantes, le sarcophage de leur croyance.Extrait des Voyageurs au Sang d'Or de K. Dauthuille pp.124-126.

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