Category: Livres,Romans et littérature,Littérature anglaise
Et que le vaste monde poursuive sa course folle Details
7 août 1974, un funambule s'élance entre les Twin Towers, se jouant du vide. De cette apparition fugace, Colum McCann déroule le panorama d'un New York en pleine ébullition : grandes dames de Park Avenue, prostituées épuisées, curés égarés, junkies en cavale, mères pleurant la " sale guerre ". Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent comme autant de fils tendus sur la course du monde. " [...] comme toujours avec McCann, l'essentiel est là. Cette aisance à montrer l'humain dans son combat quotidien avec la réalité. Cette empathie pour les plus fragiles, les moins glorieux ! " Bruno Corty, Le Figaro littéraire Traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre

Reviews
Et que le vaste monde poursuive sa course folle / Colum Mc Cann L??action se déroule en 1974 : un funambule s??élance sur un câble tendu entre les Twin Towers de New York. Les spectateurs sont ébahis. Parallèlement, la vie continue bien évidemment et Corrigan, un prêtre irlandais, continue sa mission d??aide après des prostituées, des drogués, des vieux et des clochards dans le Bronx. La guerre du Vietnam a semé la douleur dans les familles. Toute une série de personnages défilent au fil des 430 pages de ce livre atypique, hétérogène, polymorphe et polyphonique où tous les styles se mêlent selon les chapitres. J??ai quand même eu du mal à suivre le fil du récit car de chapitre en chapitre j??ai eu vraiment l??impression de lire un livre différent. Puis finalement on retrouvait quelques personnages déjà rencontrés et notamment le funambule, et les repères se mettaient en place. Une sorte de roman puzzle. Plusieurs histoires en fait avec des personnages au destin bouleversant. Et si la liaison entre les différentes parties se fait difficilement, la symbolique du funambule qui mène son affaire en équilibre précaire crée un semblant d??unité. En conclusion, j??ai trouvé un très bel extrait : « Certains pensent que l??amour est au bout de la route et que, si on a la chance de la trouver, on s??arrête. D??autres vous diront que c??est plutôt une embardée, un vol plané, et la plupart de ceux qui ont un peu de jugeote savent qu??il change au fil du temps. Selon l??énergie qu??on lui consacre, on le garde, on s??y accroche ou on le perd. Sauf que, parfois, il est absent dés le premier jour. Et puis un exemplaire des nombreux excellents passages du chapitre consacré à Tillie, la prostituée en prison : « C??est dans le Bronx que je me suis mis sous l??ombrelle après avoir choppé un truc que je n??ai pas réussi à soigner. Comme ça, ils voyaient pas ma tête mais ils voyaient mon cul. J??avais assez d??énergie dans les fesses pour rallumer New York quand y avait plus de courant. »Cela mis à part, j??ai trouvé trop de longueurs même si je reconnais la qualité de certains passages. Un livre qui peut plaire malgré tout.
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